Comprendre l’action de la lumière
Le soleil : une énergie vitale
L’énergie fournie par le soleil existe depuis des millions d’années, bien avant l’existence de l’Homme. Vitale pour la photosynthèse des plantes, elle est apparue indispensable au monde animal dès ses premières formes sur terre. C’est grâce au soleil en effet que la synthèse de vitamine D de la peau peut se faire, une vitamine naturelle nécessaire au bon fonctionnement de notre système hormonal et immunitaire, le développement de notre force musculaire, et même pour maintenir notre bien-être et notre moral au beau fixe. Ce même soleil a permis la survie de nos ancêtres, en leur apportant les éléments essentiels de la vie, la chaleur et la nourriture.
Or, depuis quelques décennies, de nouvelles énergies nous ont permis de vivre en intérieur toute l’année sans dépendre de l’énergie solaire. Si les modes de vie ont pu autant évoluer, il subsiste un « oublié » de ces nouvelles technologies de confort : notre corps. L’organisme humain est avant tout un ensemble de cellules, organisées selon un biorythme bien précis, qui ont toujours un besoin vital de soleil. Les effets de la lumière naturelle sur la santé et la maladie sont connus depuis bien des années, mais grâce au développement de la recherche et de la médecine, il devient également possible de comprendre comment la lumière agit sur le corps dans toute sa biochimie.
La lumière solaire grâce à son spectre complet (lumière visible, UVs, infrarouges) a des effets positifs prouvés sur :
L’importance de la saisonnalité
Les rythmes circadiens, déterminants dans le fonctionnement de l’organisme sont synchronisés sur une journée de 24h par les noyaux suprachiasmatiques (dont la glande pinéale). Ceux-ci se repèrent par rapports aux « zeitgeber », des indices environnementaux externes comme l’alternance lumière-obscurité. La luminosité se modifiant au fil des saisons, ces dernières ont un rôle très important sur nos biorythmes endogènes. La lumière du jour baisse en automne, pour se faire la plus rare en hiver et s’intensifier en été. Elle est mesurable, et s’exprime en lux. Un lux correspond à l’éclairage d’une bougie. Voici une échelle de grandeur pour comprendre nos besoins en fonction de l’environnement lumineux dans lequel nous vivons :
|
Quantité de lux |
Equivalence |
|
50’000-100'000 lux |
Intensité du soleil en ville en été |
|
1'000 lux |
Intensité du soleil en ville en hiver |
|
2'500 lux |
Intensité nécessaire pour stopper la mélatonine (hormone du sommeil) |
|
800 lux |
Intensité lumineuse dont le cerveau a besoin pour fonctionner correctement |
|
< 300 lux |
Intensité de la lumière dans les appartements et bureaux (hiver comme été) |
Comme indiqué dans le tableau ci-dessus, le passage à l’hiver signifie un changement de lumière très important pour le corps. On sait aujourd’hui que le problème majeur du manque de lumière se situe dans le raccourcissement des journées, et moins dans la présence de brouillard qui retiendrait la lumière. Chez des personnes sensibles (près d’une personne sur trois en France), cette carence lumineuse peut provoquer toute une série de symptômes : maux de tête, manque de concentration, fatigue, baisse de régime, irritabilité, modification de l’appétit, troubles du sommeil, symptômes dépressifs ou même dépressions avérées.
Pour tous ces maux, il existe une explication relativement simple. Chaque hiver impose à tout l’organisme de se réadapter et de trouver des moyens de compensation, comme l’hibernation chez de nombreux mammifères. Pour l’être humain, programmé sur le même rythme circadien, cette option ne fait toutefois pas partie de ses possibilités. Il doit poursuivre les mêmes efforts au même rythme 365 jours par année, quelque soit la saison. Ainsi, d’une manière générale, on constate que les gens sont 4 à 6 fois moins exposés au soleil qu’en été. En période de surcharge ou conjointement avec des facteurs de vie individuels, les conséquences sur la santé se font inévitablement ressentir. Un passage par la physiologie du corps nous aidera à comprendre pourquoi.
La glande pinéale : notre troisième œil
Le mécanisme le plus important régulé par la lumière est notre cycle éveil-sommeil. Aussi appelé rythme circadien, ce biorythme commun à tous les mammifères est dicté par la glande pinéale, un ensemble de cellules logées au cœur du cerveau responsables de la production de différentes hormones. Réactives à la lumière, ces cellules reçoivent l’information lumineuse via le nerf optique et la transforment en messages biochimiques qui régulent tout notre corps. Le rythme circadien dirige ainsi le système hormonal, l’appétit, les capacités d’éveil et de sommeil, et la santé des organes du corps grâce à une régulation constante de leur fonctionnement cellulaire. Lorsque ce cycle est déréglé de manière prolongée, par le manque d’information lumineuse et/ou des rythmes de vie décalés, les perturbations au niveau corporel fragilisent l’ensemble de fonctionnement hormonal, la qualité du sommeil, le système immunitaire et nos repères diurnes sur lesquels se base notre appétit notamment.
Hormone du sommeil et hormone du soleil
L’hormone principalement régulée par la lumière est la mélatonine. Aussi appelée hormone du sommeil, la mélatonine est produite par la glande pinéale en l’absence de lumière. Ainsi fonctionne le rythme circadien : le jour, l’arrêt de sécrétion de mélatonine nous permet d’être éveillé et efficace durant plusieurs heures. La nuit, dans l’obscurité, sa production a un effet sédatif qui entraîne l’endormissement et assure un sommeil réparateur.
La vitamine D, que l’on peut ingérer par notre alimentation (cacitriol d’origine alimentaire), est également produite en quantité bien supérieure par la peau sous l’action du soleil (soltriol d’origine solaire). Pour cette raison, on lui reconnaît très souvent le deuxième nom d’hormone solaire. Les récepteurs de vitamine D se situent sur presque toutes les cellules de notre corps, preuve de ses actions multiples sur l’ensemble de nos organes. Formée sous l’action des ultraviolets (UVB), son effet le plus connu est d’assurer la croissance osseuse et la solidité des os (par l’absorption de calcium). Une carence en vitamine D s’accompagne souvent de douleurs articulaires et d’une faiblesse musculaire. Grâce à son rôle à tous les niveaux de l’organisme, elle renforce également de manière importante notre système immunitaire, et préserve le corps de nombreuses affections.
Pour les spécialistes
Des découvertes scientifiques récentes ont mis en évidence que parmi toutes les couleurs du spectre du soleil, c'est sa couleur bleue (partie non visible de la lumière) qui est transmise au coeur du cerveau, grâce à un ensemble de cellules particulières et fondamentales: les cellules mélanopsines. Elles représentent le troisième groupe de photorécepteurs, en plus des cônes et des bâtons, mais sont les seules à transmettre l'information cruciale de la lumière bleue jusqu'à la glande pinéale, et par effet feedback aux noyaux suprachiasmatiques. Découverte fondamentale également, l'influx nerveux des couches profondes du cerveau est ensuite dirigée vers plusieurs régions du cerveau responsables de différents processus: le comportement, l'humeur, le sommeil, les émotions, ou encore l'appétit (Hattar et al., 2003).
Et lorsque nous manquons de lumière ?
Lorsque la glande pinéale ne « perçoit » plus l’information lumineuse en suffisance, ses repères pour une production régulière d’hormones se dérèglent. La mélatonine est sécrétée par interruption, entraînant un sommeil perturbé la nuit et une fatigue excessive la journée.
Aujourd’hui, en plus du manque de lumière en hiver, nous apprenons également à nous protéger des effets nocifs du soleil en été. Nous passons 90% du temps sous éclairage artificiel à l’abri des rayons. La carence en lumière solaire engendrée peut alors provoquer divers troubles : le système immunitaire est détérioré, la peau ne produit plus de vitamine D essentielle, et la vulnérabilité aux infections et maladies augmente. Au niveau de la croissance, les os et les muscles perdent de leur force. Le système hormonal, influencé par la lumière naturelle via la glande pituitaire et la glande pinéale, se dérègle également pouvant entraîner chez les femmes une perturbation du cycle menstruel.
Le manque de lumière est un phénomène de plus en plus fréquent dans nos sociétés actuelles ainsi que dans les pays du Nord. Les conséquences sur la santé sont nombreuses, et peuvent être prévenues en adoptant de bons réflexes. Les spécialistes recommandent l’éclairage d’intérieur plein spectre, et l’utilisation de lampes de bureau de qualité (2'500 lux-5'000 lux plein spectre) Les solutions les plus satisfaisantes à l’heure actuelle pour prévenir votre santé, que Medi-Furst vous conseille dans sa nouvelle approche bien-être !
Consultez notre dossier « éclairage plein spectre » pour découvrir une nouvelle gamme d’ampoules et tubes offrant une lumière de spectre similaire à celui du soleil, le premier éclairage d’intérieur sain.
Aucun produit
Expédition
0.00 Fr
Total
0.00 Fr